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J'ai besoin de laisser des mots quelque part. Quelque part, qui ne soit pas mon blog officiel, celui que tout le monde connait et que tout le monde lit... J'ai des manques, des creux, au fond de moi. J'me sens parfois pleine, parfois vide. Je sais rarement ce que je veux alors que c'est la seule chose que j'exige des gens qui m'entourent : qu'ils sachent ce qu'il veulent. Je n'aime pas la contradiction mais je ne suis que ça. J'ai fait pas mal de merdes dans ma vie. Pas mal d'erreurs, pas mal de mauvais jugement. Juger trop vite ou pas assez, à quoi bon de toute façon. Puisqu'au final, les choses ne sont qu'une simple erreur de parcours. Un regret trop fort au creux de la poitrine et au fond de l'esprit. Je laisse mes doigts courir sur le clavier, on verra ce que ça donne, de toute façon, personne ne passe plus par ici, et c'est tant mieux. Je ne me sentais plus capable d'aimer, mais je crois que je ne peux pas me passer de Lui*, depuis que je l'ai vu, il a ravagé mes jours et mes nuits, et depuis je me rends compte que rien n'a pu y changer. Que je n'ai jamais pu l'oublier, qu'il est dans mes pas à chaque chose que je fais. Je ne peux pas vivre sans lui, et j'ai tellement peur de le perdre que j'en fais n'importe quoi, j'en perds tout sens commun. J'ai tellement peur de le perdre que j'ai préféré le quitter -deux fois- plutôt que de nous laisser bouffer par notre relation qui s'étiolait. J'ai essayé, je le promets, mais je n'y arrive pas. Il faut me croire. Parce que j'ai toujours tendance à garder la tête haute, à réussir à sourire alors que tout s'écroule au fond de moi. Je tombe depuis fin janvier, sans lui, sans nos dimanche après-midi photo, sans sa personne dans mon lit, sans son sourire, sans ses rires. Je me suis rendu compte que tous ses défauts me manquaient. Que tout son être me manquait, et non pas que les bons moments. Je ne suis pas dupe. Je sais bien qu'il me faut faire des efforts, que j'ai beaucoup détruit sur mon passage, avec ma peur à la con, celle d'être aimée et d'aimer en retour, qui, pour moi, veut dire souffrir plus que tout. Je suis paumée dans ses moments là, j'ai mis plus d'un an à me rendre compte que je l'aimais. C'est une autre idée que je me fais de l'amour. Mais ce n'est pas parce que c'est différent de l'amour prince charmant, que ce n'est pas avec lui que je veux être n'est-il pas ? Quand il n'est pas là, je suis vide. Je ressens un sentiment d'abandon fou. Mais comment lui dire. Comment lui dire que sans lui je suis vide, que je n'ai envie de rien, que je suis triste comme les pierres de le quitter, que j'ai l'impression qu'il m'échappe totalement quand il n'est plus là. Tout ça sans passer pour une folle. Je tiens tellement à lui, que je voudrais qu'il ne soit qu'à moi. Je suis prête à accepter tous les défauts du monde, si il me prend dans ses bras... C'est ce que je suis en train de ressentir ce soir. Je l'ai quitté pendant trois mois. Avant de me rendre compte que je survivais seulement quand il n'était pas là. Je suis revenue la queue entre les jambes, avec mes plus plates excuses, prête à me voir être dégagée sans aucun scrupules, je voulais juste lui dire que je tenais à lui, et que je m'excusais... Je le laisse sortir, je ne le force pas à rester avec moi comme j'ai pu le faire. Parce que je serais encore plus contente de le retrouver demain soir. Mais avant, avant, j'avais tellement peur de ne pas le retrouver que je ne voulais plus le lacher. C'est sans doute ce qui aurait pu nous couter la vie. J'essaye de prendre les choses avec un peu plus de recul... M'occuper par moi-même et savoir faire des choses sans lui... J'ai tellement peur de le perdre, encore. Peur de tout remettre en cause. De ne faire que douter.




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